Categorie: l’Edition en général

Comment ça fait d’être dans la peau d’un éditeur…. héhéhéhé…

L’appel du numérique

Sign for Appel du numérique La « révolution numérique » du livre de bande dessinée se passe ici et maintenant… dans la confusion, à marche forcée et […]

Si j’avais une librairie…

Il y a quelques années de ça, je ne saurais pas dire quand exactement, je passais tous les jours dans mes magasins de bandes dessinées […]

Librairie or not librairie ?

Le petit éditeur indépendant va tout de suite se confronter à son ami de toujours, chez qui il passe depuis tout petit la plupart de […]

Les libraires qui distribuent et vendent du lapin

Fred et Damien d’Astrocity nous ont défendu dès le début, ils nous invitent à tous les festivals, tentent un peu de nous distribuer, et on […]

L’interview de Marguerite, 2006

Une interview donnée en juillet 2006 à Marguerite qui tient un petit forum littéraire.

Quelle était votre première motivation lorsque vous avez commencé cette aventure : chercher à vous faire connaître pour être un jour publié ?

Non, ce fut beaucoup plus simple. Je cherchais depuis longtemps comment raconter des histoires en bande dessinée, et un jour, je me suis dit que la première étape serait de construire des personnages. J’ai ensuite photographié lesdits personnages, avec pour objectif d’envoyer cela pour s’amuser à des collègues et des copains par mail. Je voulais faire mieux que de juste forwarder les bêtises des autres. A l’époque, il n’y avait pas de site lapin, rien du tout, juste une vague mailing liste. Etre publié n’était même pas concevable en ces temps reculés.

Comment vous expliquez que les gens soient venus à vous en tant que lecteur ou bien participant? le talent seulement ou bien toutes les idées qui sont venues au fur et à mesure que vous construisiez la démarche ?

Le talent, juste le talent. C’est ça, le talent. Ca ne peut-être que le talent. Sinon, je ne saurais pas dire. Beaucoup (énormément) de bouche à oreille. J’ai accumulé les nouveaux inscrits dans la mailing liste, puis j’ai dû faire un site pour y mettre les archives car j’en avais marre de les renvoyer tout le temps à chaque nouvel abonné. Puis je me suis mis à traduire WhiteNinja et Elftor. Kouin le canard est arrivé, suivi par Maximi le Clown, et ça a fait boule de neige. Les gens ne viennent donc pas que pour lapin, les clés d’entrée sont multiples. Google a beaucoup aidé, puisque plusieurs milliers de visiteurs tombent via Google sur Lapin tous les jours. Et certains restent.

Pour être très franc, il n’y a pas vraiment eu de démarche consciente. Et lorsque j’en tentais une, la réalité la bouleversait constamment.

interview pour Parano, 2006

Une vieille interview donnée en 2006 pour le site parano.be.

Peux-tu nous parler de toi ? qui es tu ? ton métier ? tes passions ?

Mon nom est Phiip, mon prénom, c’est the only Phiip. Mon métier que je fais pour gagner des sous consiste à organiser des réunions, crier sur des gens, écrire des courriers et rentrer dans mon bureau pour aller sur internet. Accessoirement, je m’occupe des routes, des places, des espaces publics, des rond-points sur Lille et ses environs.

Ma passion, c’est de collectionner des photos porn… heu, la bande dessinée. C’est ça, la bande dessinée, hahaha. Et pas que les BD de cul, non madame, d’autres aussi, vachement plus intellectuelles comme comme… ça va me revenir… le truc avec la souris qui parle, là… et le chat…

Parle-nous des difficultés pour être publié

On ne peut pas parler à proprement parler de difficultés. Je n’ai démarché qu’un éditeur, auprès duquel je n’ai pas vraiment insisté. Je pense que très vite, l’envie de faire ça moi-même a pris le dessus sur le reste. J’avais besoin de maîtriser le processus de fabrication du livre lapin, d’y être impliqué, de gérer moi-même les difficultés techniques et autres, et Dieu sait s’il y en a eu.

Dieu : je confirme.

Avec l’éditeur en question, nous avons eu une longue discussion, très intéressante, qui m’a permis de voir comment eux travaillaient, et qui m’a surtout montré que tout n’a pas à être parfait du premier coup, et qui m’a convaincu que je pouvais le faire.

Ensuite, une autre partie du concept est de s’affranchir des distributeurs et diffuseurs traditionnels. Comme le portail lapin voit 5000 personnes tous les jours, j’ai un trafic suffisant pour pouvoir raisonnablement penser atteindre mon objectif, qui est de vendre 550 exemplaires en un an. Là, j’en suis à 290.

Donc d’ici un an, on lance le tome deux de lapin. Entre-temps, j‘aurais publié d’autres trucs, mais plus simples, en noir et blanc.

Interview pour Adrien – le 21 juillet 2007


Quel est le principe de Lapin.org ?

Son principe est de proposer du contenu humoristique gratuitement aux internaute. Lapin a d’abord été conçu pour contrebalancer les multiples sites d’humour clonés proposant toujours les mêmes PPS vidéos rigolotes et photos présentées partout. Lapin explore les webcomics évidemment, mais aussi l’écriture avec le Zine, et j’aime bien notre encyclopédie.

Ce qui lie (tant bien que mal) tous les morceaux de lapin, c’est l’humour absurde.

Depuis combien de temps le site Lapin.org existe-t-il ?

Depuis le 15 septembre 2001. Au début, il ne servait qu’à archiver les vieux épisodes de lapin, et puis je me suis mis à traduire Elftor et Ninja Blanc, Puyo m’a rejoint, puis Polito, Yourt, et ça a fait boule de neige.

Comment avez-vous eu l’idée de publier des bandes dessinées sur Internet ?

Par hasard. Le site lapin devait juste être un site d’archivage. Et puis je me suis très vite pris au jeu, j’ai créé des pages bizarres, des couleurs criardes (voilà pour la charte graphique), et j’ai mutualisé tout ce que j’ai pu. Il n’y avait pas de plan, pas de projet, rien au départ.

Les premiers lapins étaient envoyés à une liste de copains par email, puis les copains faisaient suivre, d’autres arrivaient sur la liste, et à chaque fois ils me demandaient les premiers épisodes.

Une profession de foi

Je me souviens d’une époque joyeuse, où la bande dessinée fleurissait à partir de n’importe quel bout de papier. Gotlib, Mandrika et Brétécher fondaient l’Écho des Savanes, et puis Gotlib créa Fluide Glacial. Idioties, bandes dessinées idiotes avec des bites partout et photomontages fleurissaient. De jeunes auteurs s’essayaient à tout et n’importe quoi, avant d’en faire leur métier, ou pas.