Catégorie : Ressources pour les webcomics

Traduire un webcomic : le fignolage

lissage sous photoshop

Nous avons déjà vu plein de sites de référence pour les traducteurs de bandes dessinées, et comment traduire sous photoshop. Le texte suivant pourrait s’intituler comment fignoler, pourtant, on reste dans l’indispensable !

Acquisition et nettoyage

Sous Firefox, allez sur l’image dans son contexte, touche droite de la souris sur l’image, « copier l’image », puis sous photoshop CTRL+N (nouveau fichier) puis Enter, puis CTRL + V (coller). Et voilà votre fichier ! Si ça foire le premier coup, recommencez, ça marchera au second.

Si vous avez Gimp 2, faites touche droite de la souris sous Firefox sur l’image, puis « copier l’adresse de l’image », puis allez sur Gimp, puis Fichier/Ouvrir suivant l’emplacement et collez l’adresse.

Pour nettoyer, les textes blancs vont être gommés (ou vous passez du blanc dessus). Si vous devez nettoyer des bulles en couleur ou des onomatopées, sélectionnez le pinceau, positionnez-vous sur l’image, clic droit, réglez la taille du pinceau, puis cliquez sur ALT puis sur la couleur voulue pour sélectionner la couleur.

La police

La police doit être similaire ou proche de la police originale. La police est en effet toujours très importante dans un strip, que l’auteur s’en soucie ou pas. S’il ne s’en soucie pas, le message qu’il veut envoyer est : « je me fous de la police, seul le contenu compte ». Mais la plupart y font très attention, et la police joue énormément sur le rendu final.

Les ressources de polices de webcomics sont principalement dans ce site : ban comic sans (un site créé en réaction à la prolifération de mauvais webcomics utilisant la police comic san). Ces polices sont gratuites.

Sur d’autres sites, vous trouverez des polices très professionnelles :

J’arrête là, parce que de toute façon, vous trouverez toujours les mêmes polices sur ces sites.

Taille de police et interligne

Les traductions des textes anglais sont généralement plus longues que les originaux : prenez donc une taille de police légèrement plus petite que l’original, lorsque c’est possible. Sinon, vous serez condamnés à des acrobaties quotidiennes pour arriver à faire rentrer votre texte dans la case !

Le lissage de la police (automatique sous Gimp, hélas, réglable sous Photoshop et Photoshop Elements) est le dernier point d’ajustement. Une police en normal avec un lissage fort est souvent plus élégante qu’une police grasse. Il faut faire des essais pour vérifier, avec toujours l’original pour modèle.

L’interligne est important : un interligne trop grande fait ressembler le texte à une rédaction tapée sous word avec les paramètres automatiques. Lorsque les logiciels sélectionnent « interligne automatique », vous préfèrerez le régler vous-même.
Il doit simplement y avoir un espace suffisant pour qu’on n’ait pas l’impression que les lignes se chevauchent, et donc que la personne qui parle est embrouillée !

Placement

Le placement du texte dans la bulle est crucial, un mauvais placement peut ruiner tous vos efforts.

La forme globale du texte dépend de la forme de la bulle : une bulle ronde va contenir un texte rond, une bulle carrée un texte carré, une bulle ovale un texte ovale. Le texte ne doit pas toucher les bords de la bulle, l’espace entre le texte et les bords va être (en gros) d’une taille similaire à l’interligne. Ne pas hésiter là non plus à copier l’original dans la manière de faire.

L’alignement sera centré pour les textes ronds et ovales, aligné à gauche pour les textes carrés ou rectangles. Éviter le justifié comme la peste, car il crée des espacements irréguliers d’une ligne à l’autre (d’autant plus que les lignes sont courtes) et l’allure globale du texte qui en découle devient totalement incohérente.

Finitions

Vous serez tentés parfois de vous simplifier la vie avec des gestes qui semblent insignifiants mais qui salopent tout :

  • garder la même taille de texte sur un même strip. Si vous avez la place pour être gros d’un côté et si vous devez être tout petit de l’autre, soyez petit partout (c’est la principale contrainte qui définit la règle). Sinon, on peut penser que les personnages chuchotent, puis hurlent, puis parlent normalement. De petits écarts sont bien sûr tolérés, à vous de vérifier s’ils seront visibles ou pas pour le lecteur.
  • ne pas écrire trop gros, sauf texte original trop gros. C’est un webcomic que vous traduisez, pas un livre pour enfants !
  • les points, les trois petits points et les virgules doivent être collés au mot qui précède. Déjà vu, mais c’est crucial.Toutes ces règles sont rappelées ici.
  • toujours vérifier si l’image résultante est aussi jolie que votre fichier de travail. L’idéal (sous les Photoshop) est d’utiliser la fonction « enregistrer pour le web » qui est celle qui créé un fichier internet de bonne taille en gardant une excellente qualité d’image. N’utilisez pas la fonction réduire, puis enregistrer en jpeg par exemple, le résultat est beaucoup moins bon.
  • nettoyez proprement ! Pas de bulle à moitié rognée, de décors effacé par erreur : je me suis trompé, je fais CTRL + Z !

Voilà, beaucoup d’évidences certes, mais hé, dans ma vie, j’ai vu beaucoup de choses aussi !